L’entreprise a besoin de facilitateurs

calendrierevo1 Le management est mort, vive le management transverse !

Quelle (r)évolution me diriez-vous !

En effet, nous avons l’habitude des organisations verticales aux organigrammes dignes du croisement entre les racines d’un arbre (structure) et un plan de métro (lisibilité)  !

Que dire de l’efficience de ce type d’organisation dans une époque où tout va (trop) vite, où il est difficile de consolider ce qui est fait (phénomène de la course à l’échalotte), mais où il faut aussi comprendre/intégrer/utiliser/développer les liens et réseaux « non hiérarchiques »…

Pourtant, il est communément admis que le « management transverse » est :

  1. l’apanage  du chef de projets,
  2. le parent pauvre du management car ne reposant pas sur une organisation hiérarchique.

La boucle serait-elle bouclée ?

Pas forcément… Une solution pourrait être trouvée en pensant autrement le rôle de certains collaborateurs dans ce que je qualifierai de « facilitateur ». Ce serait un manager, sans hiérarchie (ou bien juste une petite équipe centrée sur son objectif) ayant pour rôle (ou projet) de faciliter les choses dans l’entreprise.

A mon sens, le manager transverse idéal doit avoir plusieurs cordes à son arc :

  1. de multiples compétences :  techniques , communication, management  et surtout leadership,
  2. une liberté de penser, de remise en cause de l’existant, dans un esprit constructif de respect et de bienveillance,
  3. une capacité de projection, de recherche, d’innovation.

C’est un chef de projet, dont le projet n’est pas quantitatif mais qualitatif – en étant un élément « moteur »-  et qui fait le lien dans les organisations. Son rôle est d’avoir une vision élargie, de conseiller, d’apporter une vision externe aux sujets qu’il aborde.

Comment intégrer ce concept à l’entreprise ?

  • en prenant conscience du besoin de fluidifier, faciliter le fonctionnement dans l’organisation parfois confuse ou figée,
  • en allant chercher dans son ADN, les chromos-hommes (et femmes) atypiques pouvant jouer ce rôle,
  • en faisant accepter cette organisation transverse (qui n’en est pas une et qui ne se substitue pas à celle en place) par une communication adaptée.

Certaines entreprises ont déjà réfléchi à de nouvelles formes de management pour soit refondre leur organisation (comme HCL en Inde) ou bien penser dès le début à un modèle novateur (comme Sogilis).

Il est clair que, à l’instar du monde qui s’est transformé avec l’avènement des technologies de l’information et de la communication, l’entreprise devra se transformer pour intégrer dans son organisation une composante humaine plus agile.

Et vous, comment voyez-vous ce changement dans votre environnement  ? Est-il réaliste ou utopique ?

2 réflexions au sujet de « L’entreprise a besoin de facilitateurs »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *